Des microplastiques reconnus comme perturbateurs endocriniens, viennent d’être retrouvés dans le sang humain.
Leurs effets néfastes sur la fertilité sont bien connus et ils sont soupçonnés de favoriser des cancers.
Il est donc nécessaire de minimiser au maximum le contact avec les plastiques alimentaires, car leurs composants peuvent migrer dans les aliments.
Les emballages et ustensiles de cuisine à éviter
En réalité, beaucoup sont à bannir :
• La vaisselle jetable en carton imperméabilisé
• Les bouilloires, passoires, planche à découper ou filtres à café en plastique
• Les plats cuisinés scellés (beaucoup le sont encore chaud)
• Les pots de yaourts, bouteille de lait et d’huile, les flacons souples (ex : ketchup)
• Les briques en cartons, recouvert d’une fine couche pellicule de polymère sur la paroi en contact avec l’aliment.
• Les boites de conserves et les canettes recouvert d’une couche de résine époxyde (bisphénol A, B, S…)
• Ustensiles de cuisine ou récipients en plastique (moule en silicone, spatule)
• Film plastique pour préparer des papillotes ou autre
Ces exemples ne sont pas exhaustifs. Il est donc primordial de rester vigilant sur tout ce qui est en plastique.
Les risques des perturbateurs endocriniens
Six polluants composent la famille des perturbateurs endocriniens :
• Les pesticides (les phytosanitaires)
• Les plastifiants (ex : bisphénol A (BPA présent dans les plastique durs), Phtalates (présent dans les plastiques mous)
• Les pharmaceutiques (médicaments et additifs alimentaires)
• Les perfluorés (Téflon, emballage en papier et carton au contact de l’aliment)
• Les parabens
• Les Polybromés
Y-a –t-il des plastiques moins toxiques ?
La migration des substances incriminées dépendra beaucoup de l’usage qui en sera fait.
En effet, la chaleur, la durée de contact et le type de cuisson joueront un rôle dans la contamination des aliments (le micro-ondes étant à éviter le plus possible).
Ainsi, le verre en plastique de jus de fruit sera a priori moins toxique qu’un gobelet de café brulant.
De plus, la nature de l’aliment est à prendre en compte également. Plus un aliment sera gras, plus il captera les particules toxiques (huile, fromage, plats cuisinés).
Les différents codes de plastiques à éviter :
Différents codes sont apposés sur les emballages plastiques.
Les codes à éviter sont :
• Code 1 : PET, polytéréphtalate d’éthylène,
• Code 3 : PVC,
• Code 6 : polystyrène
• Code 7 : divers
Les codes moins problématiques :
• Code 2 : PEHD, Polyéthylène à Haute Densité
• Code 4 : LDPE, polyéthylène basse densité
• Code 5 : PP
Enuméré ainsi, cela parait simple, mais dans la réalité c’est beaucoup plus compliqué car certain emballage ne mentionne aucun code ou bien des codes non référencés.
De plus, le bisphénol A est aujourd’hui interdit de par sa reprotoxicité et ses effets cancérigènes, mais remplacé par d’autres produits comme le bisphénol B ou le bisphénol S, sans que l’on en connaisse la toxicité…
Alors quelles sont les alternatives ?
Il va falloir changer ses habitudes :
• Préférer les conserves en bocaux.
• Utiliser des ustensiles ou contenants en verre, céramique, bois ou inox et fonte émaillée.
• Remplacer le film alimentaire par une assiette ou un emballage 100% papier ou en cire d’abeille (Bee Wrap).
• Amener des contenants chez le boucher ou le fromager afin d’éviter les papiers plastifiés.
• Utiliser des filtres en papier bio (non blanchi), en inox ou en tissu pour la café, thé et les infusions
• Apporter sa tasse au bureau
• Acheter des aliments en vrac en apportant ses propres contenants (bocaux en verre ou sachet en tissu réutilisable)
Attention aux fausses bonnes idées
• La vaisselle en bambou : contient de la résine mélaminique et du formaldéhyde, suspectés de migrer vers l’alimentation
• Les bioplastiques (biosourcés et biodégradables) : un bioplastique peut être biodégradable, mais fabriqué à partir de pétrole. A l’inverse, un bioplastique peut être d’origine végétale mais non biodégradable. En effet, un bioplastique reste une résine ; qu’il soit synthétisé à partir de la biomasse ou du pétrole.
• Le papier et les barquettes en aluminium : de faibles particules peuvent être transférées vers les aliments, notamment lorsque l’aluminium est exposé à la chaleur (ex : au four), en cas de pH acide (sauce tomate)
• Les emballages en papier ou en carton pour les denrées alimentaires sèches (riz, pâtes, pizza…) : migration d’huiles minérales présentes dans les encres et adhésifs des conditionnements en papier et carton. Les emballages papiers même éco-certifiés sont issus de la filière recyclage et du coup contaminé….
Et vous, avez-vous adopté les bons gestes en terme de plastique ?