Appelé auparavant le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ce syndrome à été renommé SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) depuis 2026.
Ce syndrome affecterai une femme sur huit en âge de procréer. Toutefois, son diagnostic étant complexe, ce chiffre est surement en dessous de la réalité.
Le SMOP est un syndrome et non une pathologie. C’est la 1ère cause d’infertilité féminine et est associé à des complications métaboliques et cardiovasculaires.
En France, le SMOP c’est :
- 8 à 13 % des femmes en âge de procréer
- 70% d’errance de diagnostique et il faut attendre environ 2 ans en moyenne pour poser ce diagnostic.
Plus on prendra en charge tôt ce syndrome, plus on arrivera à gérer l’inflammation de bas grade, le syndrome métabolique et l’infertilité.
SMOP et sur risques à long terme avec des complications chroniques :
C’est une maladie systémique avec comorbidité majeur qui multiplie :
- le diabète de type 2 par 2 ou 4
- le syndrome métabolique par 2
- les évènements cardiovasculaire par 1,5
Le SMOP est une affection multi systémique : bien au-delà des ovaires.
Les systèmes affectés sont :
- système métabolique : insulinorésistance, surpoids, prédiabète, stéatose hépatique,
- système reproducteur : anovulation chronique, infertilité, fausses couches précoces,
- système cutané : acné inflammatoire, hirsutisme, alopécie androgénique
- système cardiovasculaire : hypertension artérielle, dyslipidémie athérogène, sur-risque d’infarctus multiplié par 1,5
- système mental : anxiété, dépression, brouillard mental, image corporel altérée
- système digestif : dysbiose intestinale, hyperperméabilité intestinale, inflammation de bas grade chronique.
Le SMOP se caractérise par :
- des cycles menstruels irréguliers, longs ou absents,
- peu ou pas d’ovulation,
- une pilosité excessive du visage et du corps,
- de l’acné,
- un surpoids,
- de la fatigue,
- une chute de cheveux etc.
- Une cinquantaine de symptômes sont répertoriés et compliquent le dépistage de ce syndrome. Tout cela résulte d’un déséquilibre hormonal avec surproduction d’hormones mâles (androgènes).
Ces derniers vont rester bloqué à la surface des ovaires, à un stade précoce. L’ovulation va être retardée, de mauvaise qualité ou il n’y aura pas d’ovulation du tout.
Cependant, l’ovulation est nécessaire afin de produire la progestérone qui est sécrétée par le follicule (corps jaune) après la libération de l’ovule qu’il contient.
Que se passe-t-il dans le SMOP ?
Lorsque tout va bien, le cerveau féminin produit 2 hormones : la LH et la FSH. Pour faire simple, on peut dire que ce sont les télécommandes qui régulent le cycle ovarien.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement hormonal féminin, lisez mon article « Bien vivre sa ménopause au naturel ».
Dans le SMOP, le taux de LH est souvent augmenté, ce qui va avoir comme conséquence de stimuler les ovaires à produire des androgènes en excès et va également perturber la croissance du follicule qui doit donner l’ovule.
L’augmentation de la testostérone et de la Fraction d’Androgène Libre (FAI), ainsi que la baisse de la SHBG va favoriser une hyperandrogénie et favoriser la résistance à l’insuline.
L’augmentation de la testostérone peut également parfois provoquer la pousse exagérée des poils, ainsi que de l’acné.
Il existe également un dysfonctionnement de la sensibilité à l’insuline par différents facteurs.
L’insulinorésistance va donner une hyperinsulinémie qui va stimuler la production ovarienne d’androgènes.
C’est donc un cercle vicieux qui va être auto entretenue et qui va s’amplifier.
Les causes du SMOP :
Elles ne sont pas clairement connues, mais elles sont surement multifactorielles. On soupçonne :
- les antécédents familiaux,
- les facteurs environnementaux et notamment l’exposition aux perturbateurs endocriniens.
- le dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou centrale.
Ce qui va donner des facteurs d’aggravation et d’entretien avec :
- Prise de poids,
- Hyper insulinémie, insulino-résistance,
- Hyperprolactinémie (25% des cas),
- Désordre thyroïdiens,
- Stress chronique : hypercortisolémie et production surrénalienne en androgènes.
Le diagnostic du SMOP :
Il faut au moins 2 de ces 3 critères pour confirmer le diagnostic, d’après les critères de Rotterdam 2023 :
- Une hyperandrogénie clinique : dans 75% des cas, il peut y avoir de l’hirsutisme, des cas d’acné. Des séborrhées dans 40%, alopécie androgénique, ou biologique.
- Morphologie ovarienne : recherche de plus de 20 follicules par ovaires visible à l’échographie (multitudes de follicules en développement inachevé), ou un volume ovarien supérieur à 10ml. Egalement la recherche d’une AMH élevée.
- Une dysfonction ovulatoire : peu ou pas d’ovulation, absence de règles, cycles irréguliers, longs ou courts.
Thyroïde et SMOP
Il faudra dépister systématiquement la thyroïde dans le SMOP car :
- L’hypothyroïdie va aggraver l’insulino-résistance, la dyslipidémie, se qui va altérer la fonction ovarienne qui va créer un second cercle vicieux.
- Souvent il y a une maladie auto-immune qui est associée.
Les complications du SMOP :
- Risque de dépression, d’irritabilité,
- Risque de syndrome métabolique (surpoids, trouble de la glycémie, hypertension artérielle, dyslipidémie),
- Prédisposition à une insulinorésistance,
- Prédiabète et diabète de type 2,
- Foie gras non alcoolique,
- Augmentation du risque cardio vasculaire sur le long terme (infarctus du myocarde, AVC…).
- Augmentation du risque de cancer de l’endomètre
- Des complications au court de la grossesse,
- Infertilité chez la moitié des femmes.
- Surpoids,
- Apnée du sommeil.
Evolution des symptômes du SMOP au cours de la vie :
15 ans : hyperandrogénie, cycles irréguliers
25 – 30 ans : hyperandrogénie, infertilité
45 ans : hyperandrogénie, intolérance aux hydrates de carbones, NASH
55 ans : risques cardio-vasculaires, diabète de type 2.
Traitements :
Il n’existe aucun traitement médical du SMOP, seulement la prise en charge des différents symptômes.
Un traitement œstroprogestatif de type contraceptif est très souvent prescrit par les gynécologues en cas de SMOP.
Accompagnement de la naturopathie :
Naturopathe spécialisée dans les troubles génitaux, je vous propose de vous accompagner par des conseils et techniques naturelles, afin que vous retrouviez confort et bien-être.
On se retrouve bientôt pour en parler ?



